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LA REFORME DU DROIT DES AFFAIRES DE L'OHADA AU REGARD DE LA MONDIALISATION DE L'ECONOMIE
En effet, l’Afrique a traversé une période de profonde récession économique durant
les années quatre-vingt, et dans la première moitié des années quatre-vingt-dix. Ces difficultés
étaient dues aux effets conjugués de la chute des cours mondiaux de matières premières et à la
crise de la dette. La mauvaise gouvernance en était sans doute aussi en partie la cause.
Plusieurs solutions avaient été proposées pour sortir de la crise.
Tout pays endetté qui sollicitait des prêts auprès du Fonds Monétaire International (FMI) ou
de la Banque Mondiale devait se plier à cette double exigence de l’ajustement structurel. De
l’avis de certains observateurs aucun secteur économique n’a alors échappé « à la vigilance du
couperet des ajusteurs, pas même l’éducation, la santé, l’eau potable, le développement rural,
l’industrie… »Ce propos qui n’est pas excessif traduit surtout la grande misère qui a suivi
l’application en Afrique des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS).
le prix que devait payer le continent pour son intégration dans une économie mondialisée.
L’Afrique avait-elle un autre choix ? Pouvait-elle résister ou refuser la mondialisation ? Seul
le temps permettra de répondre avec certitude à ces interrogations. Mais la vraie question ne
serait-elle pas aujourd’hui, au regard de sa faible capacité de résistance à ce ‘‘nouveau fléau’’
qu’est la mondialisation, de savoir si l’Afrique peut également en tirer quelque profit ?
privés. Dans le
domaine qui lui est réservé, la réforme du droit des affaires de l’OHADA semble poursuivre
ce double objectif, en favorisant les concentrations d’entreprises (première partie) et en
assurant la sécurité des activités économiques (deuxième partie).


















