Bienvenue
L'HARMONISATION DU DROIT DES AFFAIRES EN AFRIQUE : Regard sous l'angle de la théorie générale du droit.
Le Traité OHADA est signé en octobre 1993, à une époque où la plupart des pays
concernés traversent une grave crise économique. Il constitue alors une étape du processus
d’intégration régionale et de coopération institutionnelle devant aboutir à la création d’une
« Communauté Économique Africaine »
Ce processus amorcé dans différents domaines se
justifiait surtout par l’insuffisance des mesures unilatérales adoptées par les États pour sortir
leurs économies de la crise.
Ainsi, par exemple, la conférence Interafricaine des Marchés
d’Assurance (CIMA) a adopté un Traité instituant une réglementation et un contrôle
communs du secteur des assurances, ainsi qu’un Code des assurances unique.
« Pour l’application du présent Traité, entrent dans le domaine du droit des affaires
l’ensemble des règles relatives au droit des sociétés et au statut juridique des commerçants,
aux recouvrement des créances, aux sûretés et aux voies d’exécution, au régime du
redressement des entreprises et de la liquidation judiciaire, au droit de l’arbitrage, au droit
du travail, au droit comptable, au droit de la vente et des transports, et toute autre matière
que le Conseil des Ministres déciderait, à l’unanimité d’y inclure, conformément à l’objet du
présent traité… » L’article 2 du Traité OHADA ainsi rédigé va-t-il relancer en Afrique la
vieille controverse sur la détermination du domaine de droit des affaires que l’on croyait
éteinte ou, en tout cas sans grand intérêt aujourd’hui en droit Français ?


















