À l’occasion de la célébration de la Journée du Droit 2026 à Yaoundé, le Secrétaire Permanent de l’OHADA, S.E. le Pr Mayatta Ndiaye MBAYE, a présenté une Keynote sur le thème : « le droit, actif stratégique : première infrastructure de la croissance économique ».
Dans cette communication inaugurale, il a mis en évidence les conditions dans lesquelles le droit peut devenir un véritable instrument de développement économique. En ce sens, il a notamment souligné la nécessité de rapprocher la production normative des réalités économiques et des besoins des acteurs.
Selon le Pr Mayatta Ndiaye MBAYE, l’existence de politiques économiques ne suffit pas. Celles-ci doivent s’accompagner d’un arrimage cohérent entre les normes juridiques élaborées et les préoccupations concrètes des entreprises et des opérateurs économiques. Il a ainsi relevé l’importance d’un droit mieux orienté et conçu comme un instrument stratégique au service du développement.
Dans cette perspective, le Secrétaire Permanent a rappelé que l’OHADA constitue un cadre de mutualisation des expertises permettant aux États parties de produire un droit harmonisé. En outre, il a insisté sur le fait que la qualité de la norme ne garantit pas, à elle seule, son effectivité. Celle-ci suppose une appropriation réelle du droit par les acteurs concernés, son application effective ainsi que le renforcement de la formation des professionnels chargés de le mettre en œuvre. Il a, à cet égard, rappelé la vocation de l’ERSUMA, l’École de Droit des Affaires de l’OHADA et appelé à soutenir ses actions afin d’accroître le nombre de professionnels du droit formés dans les États parties. Sur les conditions d’une meilleure application du droit, le Pr Mayatta Ndiaye MBAYE a invité les parties prenantes à agir simultanément sur trois leviers : la structure, le système et les acteurs.
Dans cette même dynamique, il a encouragé les initiatives visant à promouvoir la formalisation des entreprises, à faciliter leur accès au financement, à accompagner celles qui rencontrent des difficultés et à lutter contre les comportements contraires aux règles établies.
Au terme de sa communication, il a préconisé la mise en place d’un mécanisme d’actions concertées entre les différents acteurs de l’écosystème économique et juridique ; une démarche qui permettra de renforcer l’effectivité du droit et d’en faire un véritable levier de croissance économique.